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Mae Hong Son

Après un petit déjeuner croissants pains au chocolat et des adieux déchirants à nos hôtes de Chiang Mai, nous voici à la gare routière où nous prenons un minibus pour Mae Hong Son près de la frontière birmane (prononcer Mae comme « mais », Hong comme gong sauf que la première lettre est un H expiré et son comme sonne, avec un ton descendant et en traînant sur cette syllabe « son ». Ça c’est pour l’ambiance sonore. Le cours de thaï s’arrête là. Puut thaï daï? (parlez vous thaï ?) nous demande-t-on quand nous disons bonjour, merci, à bientôt, c’est très bon etc. avec notre meilleur accent thaï, chantant et traînant comme il se doit. Parfois nous répondons « nit noï »  (un peu), et alors s’ensuit généralement une longue tirade mitraillée en thaï, absolument incompréhensible. Ah la la, la vie est dure. Cela explique la brièveté du cours de thaï dans ce post.)
Nous voici donc sur la route, magnifique au demeurant, ce qui nous fait oublier les 6 heures de transport et les innombrables tournants, parfois fatals aux estomacs asiatiques sujets au mal des transports, (ce qui abrège d’autant la digestion des saucisses, chips et autres en-cas avalés avant le départ et lors des arrêts). Heureusement qu’en ce qui nous concerne, nous sommes débarrassés de nos embarras…
A propos d’arrêts, nous avons été stoppés deux fois par des check points de l’armée thaï, manifestement en état d’alerte. Il paraît qu’il y a eu des attentats hier à Bangkok, 11 bombes nous a-t-on dit…(tout va bien, nous étions à plus de 900 km de Bangkok). Il faut dire que la région où nous sommes est -comment dire ?- instable : armée karen, rébellion shan, bref de quoi donner des sueurs froide au gouvernement thaï, d’autant que, demain, c’est l’anniversaire de la Reine Sirikit, reine de Thaïlande et épouse du roi Bhumipol…
Finalement, après nos 6 heures de bus, nous sommes arrivés. Je conseille à tous ceux qui viennent en Thaïlande de venir à Mae Hong Son (vous vous êtes entraînés à la prononciation ?).
Pour plus de détails sur ce coin splendide et enchanteur, voir le post de Niko.
Bon, sur ce, c’est l’heure d’aller dormir. Demain le tuk tuk nous attend à 5 heures pour aller voir le lever de soleil qu’on peut admirer du temple sur la montagne qui domine la ville. Ensuite, balade en pays karen et autres plaisirs. On vous racontera, promis…

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Spik Ingliss ?

Je ne surprendrai personne en disant qu’en Thaïlande on parle thaï. Espérer trouver un francophone au détour de nos pérégrinations hasardeuses dans Bangkok relève d’un franc optimisme, même si certains thaïlandais parlent un excellent français, Vu que ce ne sont pas les quelques semaines (au mieux) cumulées dans le pays qui nous permettent de maîtriser la langue au-delà de bonjour et merci, Il nous faut utiliser une langue commune et cette langue c’est l’anglais. Enfin, quand je dis commune, là aussi je suis optimiste. En effet, la plupart du temps l’anglais pratiqué ici à de quoi dérouter celui qui pratique la langue anglaise avec le plus pur accent oxonien ou celui de la BBC ( ce qui est à peu près le même): pas de sh remplacé par un son « S’. Pas de st comme dans station car ce son est imprononçable pour un asiatique en général et se transforme inmanquablement en  » se-tation », ce qui ne facilite pas la compréhension…Ajoutez à cela les R qui se prononcent « L » ou presque, les diphtongues pas diphtonguees, ( je ne parle pas de triphtongues,,,) et ajoutez y l’accent traînant thaïlandais et vous aurez, pour une oreille un peu entraînée à l’accent britannique, voire aux accents US, un sorte de gloubi-boulga auditif difficilement compréhensible. Sans compter la syntaxe qui subit des bouleversements parfois étonnants. La langue anglaise est flexible…très flexible.
Il résulte de tout ceci un certain désarroi, voire un désarroi certain.
Heureusement, il y a Nicolas et son anglais appris en Afrique et dans les disques de Bob Marley ! Nicolas qui se fait mon interprète. Dans les deux sens, car il faut voir l’air effaré de mes interlocuteurs quand je leur sers une phrase dans le plus pur style d’Oxford. Stupeur et consternation (ça ne va pas jusqu’au tremblement, faut pas exagérer). Mais surtout embarras. Les thaïlandais, bien élevés, ne peuvent pas vous faire perdre la face en laissant entendre que votre anglais est inbittable. Ils ne peuvent pas non plus laisser penser que le leur est trop juste pour vous comprendre car c’est eux qui perdraient la face. Compliqué non ? Alors ? Alors ils vous répondent et là ça devient drôle car la réponse peut n’avoir franchement rien à voir avec la question, ou bien être totalement incompréhensible, ce qui ne facilité pas la conversation, vous en conviendrez,
Bref, on a toujours besoin, non pas d’un dico, mais d’un Niko avec soi !

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