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Là-haut, sur la montagne

Vu comme ça, allez au Wat Doï Suthep peut sembler une grande aventure. Il faut prendre un premier song theaw qui vous conduit jusqu’à l’université de Chiang Maï, puis un second pour gravir la route sinueuse à flanc de montagne avant d’arriver enfin au temple.
Mais en fait non. Le Doï Suthep, c’est un peu comme la Bonne Mère chez nous, ou mieux : un genre de Mont Saint-Michel sans la mer mais avec la marée. De touristes. Dont nous deux. Et tout un grand marché avec tee-shirts, statuettes de bouddha,  mugs à l’effigie de la reine, et tout le bazar habituel d’un lieu à la fois saint et touristique. Ceux qui sont déjà allés à Lourdes savent de quoi je parle.
Bref, c’est l’attraction phare de Chiang Maï. Tellement phare qu’elle est éclairée la nuit pour qu’on la voit depuis la ville. Et qu’il suffit en effet de prendre juste deux taxis – et même pas besoin de négocier, les prix sont fixés ! – puis de gravir un grand et bel escalier à l’ombre des arbres pour admirer le grand stupa doré qui fait la réputation des lieux. Évidemment, il y a du monde. Mais comme toujours ici, il y a sans doute plus de Thaïs que de farang, ce qui donne une ambiance bon enfant, avec de vrais bouddhistes venus faire leurs dévotions et des occidentaux qui font visiblement un peu semblant. Non madame, le tour du stupa avec une fleur de lotus, c’est trois fois et si vous cherchez à vous carapater avant la fin, vous m’en ferez 6 de plus, non mais !
Et puis le bon plan, c’est de venir un jour où il se passe quelque chose.
Ne me demandez pas quoi, je n’en ai aucune idée…
En tout cas, le Wat bruissait d’activité. Un peu partout, des novices en robes oranges s’affairaient à décrocher des banderoles, ranger chaises et tables, faire propre, mettre de l’ordre. Car nous étions arrivés après la bataille. Ce qui, tout bien considéré, n’était pas forcément pour me déplaire.
Mais la divine surprise, c’est qu’un jour comme celui-ci, la nourriture est offerte aux visiteurs ! Et quelle nourriture ! Pas juste une merguez dans vieux bout de pain, non non : curry verts à se damner, riz sautés délicieux, salades je ne vous dit que ça ! Et tout ça au son d’un orchestre de musique traditionnelle. N’en déplaise à Gib, dans ces circonstances, c’est aussi bien que du Led Zep.
De quoi repartir de là sinon avec un supplément d’âme, mais avec au moins un grand sentiment de satiété !

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Catégories : Chiang Mai | Étiquettes : , | 3 Commentaires

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