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Toujours vivants

Oui, je sais, rien depuis trois jours. La dernière fois, nous annoncions notre retour à Chiang Mai pour une nuit, puis départ pour Sukhotai.
En fait nous avons passé deux nuits de plus à Chiang Mai. La raison ? Un hamburger que Niko a mangé et qui s’est vengé… Je vous passe les détails.
Cela dit, pour compenser les désagréments, nous nous sommes posés dans un hôtel sympa, avec piscine, juste à la porte de la vieille ville (Tha Pae). Le hic c’est qu’au même moment, 4 familles coréennes avaient réservé… Cela veut dire des mômes hurlants, des parents enamourés devant leur remuante et insupportable progéniture à laquelle tout est permis. Ces mêmes parents s’interpellant d’un côté à l’autre de l’hôtel comme s’ils étaient seuls au monde… D’où une tranquillité, relative, ou plutôt compromise. Cela confirme ce que nous avions déjà eu l’occasion de voir à plusieurs reprises. Les coréens en vacances sont à éviter (bon, je généralise peut-être hâtivement, c’est vrai, mais les expériences de ce genre se multipliant, on a tendance à en tirer des lois statistiques…)…
Donc, nous voici à Sukhothai et il y fait TRÈS chaud à mon goût.
La suite au prochain numéro…

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Changement de programme

Normalement, à cette heure-ci, nous devrions être en route pour Sukhothaï, après une nuit passée dans une guest-house cheap de Chiang Maï.
Mais voilà, ce matin, je n’étais pas du tout en forme. Mais vraiment pas du tout. Limite malaise en buvant mon café.
Je vous passe les détails scabreux… Toujours est-il que nous allons passer 2 jours ici, le temps de me rétablir et descendre ensuite vers Sukhothaï.

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En route pour Mae Hong Son

Dans une heure, nous serons dans un minibus pour Mae Hong Son, dans les montagnes à l’ouest de Chiang Maïs. Six heures de route, 1800 virages… Il fait très beau, cela promet de beaux paysages !

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Vues d’ici… Chiang Mai

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Gargouillis et autres petits tracas…

Que l’on se rassure : je ne vais pas vous décrire par le menu ce qui arrive forcément à tout voyageur,  ce moment fort désagréable où les sourds grondements d’un naga en furie montent de votre ventre et où vous vous sentez à peu près aussi étanche que le Titanic après sa rencontre avec un glaçon, Céline Dion en moins.
Non, là n’est pas le propos.
La question serait plutôt : mais pourquoi ?
Et la réponse est assez simple : à Chiang Maï comme ailleurs en Asie du Sud-Est, il y a de la bouffe partout. Et l’on est immanquablement tenté de goûter à tout. Raviolis vapeur par-ci, pad thaï par-là, riz gluant à la mangue, jus de goyave, de citron, salade de papaye bien épicée, petite brochettes sauce saté dont le fumet est irrésistible… Arrive un moment où quoi que l’on fasse, le corps se rebelle. Trop c’est trop ! Basta !
Et je peux vous assurer qu’à ce moment précis, c’est faire preuve d’une grande témérité que de continuer à parcourir les rues et les ruelles pour passer d’un temple à l’autre, d’un marché à une échoppe de savon (oui oui : de savon !) voire pire : de se faire masser !
Trêve de plaisanterie.
Quoi que…
Chiang Maï est très fidèle au souvenir des 24 heures que j’y avais passé en 2006. C’est une ville à la fois agitée et reposante. Facile à vivre, sans prise de tête. Si l’on trouve qu’une rue est trop passante, il suffit d’emprunter un soï perpendiculaire pour se croire à la campagne et tomber sur une vieille baraque, un temple à l’écart des circuits balisés ou un petit restaurant qui prépare un curry vert comme pas deux.
Et c’est bien le problème…
On se laisse forcément tenter.
Et deux heures plus tard, Céline Dion se met à chanter dans votre abdomen.
La vie parfois, c’est pas une sinécure…

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Là-haut, sur la montagne

Vu comme ça, allez au Wat Doï Suthep peut sembler une grande aventure. Il faut prendre un premier song theaw qui vous conduit jusqu’à l’université de Chiang Maï, puis un second pour gravir la route sinueuse à flanc de montagne avant d’arriver enfin au temple.
Mais en fait non. Le Doï Suthep, c’est un peu comme la Bonne Mère chez nous, ou mieux : un genre de Mont Saint-Michel sans la mer mais avec la marée. De touristes. Dont nous deux. Et tout un grand marché avec tee-shirts, statuettes de bouddha,  mugs à l’effigie de la reine, et tout le bazar habituel d’un lieu à la fois saint et touristique. Ceux qui sont déjà allés à Lourdes savent de quoi je parle.
Bref, c’est l’attraction phare de Chiang Maï. Tellement phare qu’elle est éclairée la nuit pour qu’on la voit depuis la ville. Et qu’il suffit en effet de prendre juste deux taxis – et même pas besoin de négocier, les prix sont fixés ! – puis de gravir un grand et bel escalier à l’ombre des arbres pour admirer le grand stupa doré qui fait la réputation des lieux. Évidemment, il y a du monde. Mais comme toujours ici, il y a sans doute plus de Thaïs que de farang, ce qui donne une ambiance bon enfant, avec de vrais bouddhistes venus faire leurs dévotions et des occidentaux qui font visiblement un peu semblant. Non madame, le tour du stupa avec une fleur de lotus, c’est trois fois et si vous cherchez à vous carapater avant la fin, vous m’en ferez 6 de plus, non mais !
Et puis le bon plan, c’est de venir un jour où il se passe quelque chose.
Ne me demandez pas quoi, je n’en ai aucune idée…
En tout cas, le Wat bruissait d’activité. Un peu partout, des novices en robes oranges s’affairaient à décrocher des banderoles, ranger chaises et tables, faire propre, mettre de l’ordre. Car nous étions arrivés après la bataille. Ce qui, tout bien considéré, n’était pas forcément pour me déplaire.
Mais la divine surprise, c’est qu’un jour comme celui-ci, la nourriture est offerte aux visiteurs ! Et quelle nourriture ! Pas juste une merguez dans vieux bout de pain, non non : curry verts à se damner, riz sautés délicieux, salades je ne vous dit que ça ! Et tout ça au son d’un orchestre de musique traditionnelle. N’en déplaise à Gib, dans ces circonstances, c’est aussi bien que du Led Zep.
De quoi repartir de là sinon avec un supplément d’âme, mais avec au moins un grand sentiment de satiété !

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Le mur du son et autres impressions

Il y a un phénomène étrange que Nicolas et moi ne nous expliquons pas. Une espèce de mystère qui entoure les Wat, mais ceux de Bangkok seulement. À notre grande suprise, pas ici, à Chiang Maï.
Pour faire bref, nous avons constaté à Bangkok et ce systématiquement quand nous entrions dans un Wat (ah oui, en français, un temple), que, quelles que soient la hauteur ou l’épaisseur du mur d’enceinte, parfois à peine plus d’un mètre cinquante, le son de la rue était considérablement assourdi, comme si on franchissait une sorte de mur invisible. Pas d’exception, qu’on se trouve au bord d’un klong calme, ou dans une avenue trépidante en plein Chinatown, l’intensité sonore diminue aussitôt. Surprenant non ? Sans chercher à faire dans le mysticisme de bazar, nous avons juste constaté ce phénomène. Ce qui est curieux c’est qu’à Chiang Maï… ça ne marche pas. Nous nous sommes interrogés : disposition des bâtiments, conception architecturale, imaginaire galopant, poussée mystique aussi soudaine que surprenante de notre part (et d’autant plus suprenante que localisée dans le temps et dans l’espace) ?
Aucune explication rationnelle…
La vérité est ailleurs, assurément.
Cela dit, ayant repris pied dans la réalité à Chiang Maï, tout va bien.
Il y a ici certainement plus de Wat qu’à Luang Prabang ou à Vientiane, tous plus beaux les uns que les autres, des ruelles calmes, des jardins fleuris et qui sentent merveilleusement bons (ah ! l’odeur des frangipaniers), des marchés animés et fournis, des gens souriants et affairés, ou pas, des sourires, des farangs (un peu perdus parfois), des chiens endormis sur les trottoirs ou au seuil des maisons, des chats qui se prélassent, des oiseaux partout, en cage parfois, des écureuils (nombreux) qui prennent les fils électriques pour des ponts suspendus, des salons de massages au moins aussi nombreux que les Wat, des écoliers en uniforme, des tuk tuks et leurs chauffeurs qui n’hésitent pas à vous interpeller pour vous demander où vous souhaitez aller, mais sans agressivité aucune, des moines, jeunes ou vieux qui marchent dans les rues, seuls ou en groupe, parfois attablés dans un de ces innombrables restaurants de rue, plus ou moins improvisés (les restos, pas les bonzes !), des boutiques de souvenirs ou d’artisanat, des femmes qui marchent abritées du soleil sous un parapluie, parfois sous une de ces ombrelles après lesquelles j’ai désespérément couru au Vietnam il y a deux ans, des odeurs de nourriture qui vous chatouillent les narines et vous activent les papilles, des odeurs de gas-oil aussi, moins agréables, le son des langues, thaï bien sûr, mais aussi chinois, japonais, coréen, vietnamien et celles des touristes occidentaux avec parfois une conversation en français surprise au détour d’un soï (une ruelle)….
Bref, on est bien !

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Après midi à Chiang Mai

Oui, je sais, mon titre n’a rien d’original, mais on ne peut pas toujours faire preuve d’originalité, ça lasse à la longue. Non, il faut des pauses, des banalités à savourer, ça rassure le lecteur et ça repose le rédacteur.
Donc, après une nuit de train (brillamment racontée par Nicolas), nous voici à Chang Mai, deuxième ville de Thaïlande, seulement deux millions d’habitants. Un village comparé à Bangkok. Ce qui frappe quand on arrive, c’est sa propreté et son calme. Cela n’a pas, à mes yeux, le charme et la langueur de Luang Prabang, mais, pour autant que j’ai pu en juger dans cet après-midi de déambulation et de visites de nombreux temples, c’est une ville sympa. Nous sommes entrés dans une bonne demi douzaine de wat au hasard de notre marche, souvent magnifiques, dont un en bois datant de 650 ans environ, absolument splendide.
À part ça, de belles maisons, des ruelles ombragées, des orchidées à profusion… l’Asie quoi, dans tout ce que ça peut avoir de féerique.
Il reste à découvrir… Nous sommes là pour ça.
Alors, à suivre ! C’est l’heure de la bière !

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Lot fai pour Chiang Mai

L’instant d’avant, on serait à Bangkok, marchant dans la touffeur moite de ses rues,  passant du calme précaire d’un soi où sont encore fabriqués les bols des bonzes, à la frénésie des marchés de Chinatown (mais Chinatown est-elle autre chose qu’un grand marché sous speed ?) puis à l’inconcevable quiétude d’un wat de catégorie royale.
L’instant d’avant, on mangerait un des meilleurs pad thai que je connaisse au food court de la gare de Hualumphong, aux quais noyés dans la fumée des moteurs diesels des locomotives prêtes à partir. On monterait dans ce train pour bientôt s’allonger sur sa couchette. Et l’on s’endormirait dans le fracas des bogies, un peu bringuebalés par les cahots d’un wagon dont la jeunesse est sans doute aussi lointaine que la mienne.
Et l’on se réveillerait.
Le jour poindrait à peine.
Lentement, le train avancerait dans une jungle épaisse.
Des écharpes de brumes s’effilocheraient entre les arbres. Se joueraient des bambous ruisselants d’une pluie nocturne.
Parfois, les frondaisons s’écarteraient pour nous laisser entrevoir des rizières étagées auxquelles mène une saignée couleur de latérite. Un trait rouge au sein de tout ce vert.
Et puis on franchirait une rivière. La forêt disparaîtrait pour un temps. Il y aurait des villages. Des routes. Au loin, de belles montagnes, couronnées de nuées.
Le soleil brillerait. Son reflet miroiterait sur les rizières comme une invitation à descendre du train pour venir jouer avec les enfants qui saluent en riant notre passage.

L’instant d’après, nous serions à  Chiang Mai.

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C’est reparti !

Cela devait arriver : Jean-Pierre et moi remettons les voiles vers notre région favorite.

La Tchetchénie.

Je plaisante, bien-sûr. C’est évidement en Asie du Sud-Est que nous partons, mais cette année, nous n’irons pas au Laos (Suzy et Pat y seront déjà pour nous !).

Non, nous avons choisi d’aller nous balader en Thaïlande. Oui je sais : il y a eu récemment un coup d’état là-bas et l’Armée a pris le pouvoir. Et cela ne m’inquiète pas le moins du monde. Justement, j’aimerais bien savoir ce que les Thaïs pensent de cette situation, comment ils la vivent et ce qu’ils espèrent des élections promises par les militaires.

Mais ce n’est pas pour ça que notre choix s’est porté sur la Thaïlande. C’est surtout parce que, malgré de nombreux passages (et surtout à Bangkok) je ne connais pas ce pays. Et pas vraiment Bangkok non plus. Quinze jours à Koh Chang et Krabi en 2004, 24 heures à Chiang Mai en 2006… Cela ne fait pas lourd en onze ans de voyage dans ces contrées !

Or donc, voici le petit périple que nous avons imaginé…

Un peu de Bangkok, en logeant cette fois-ci non loin de Th. Khao San, pour être plus près de la vieille ville. Palais royal, temples, marchés, khlongs, tout ce que je n’ai jamais pu voir depuis 2003 !

Un peu de Chiang Mai, pour les montagnes, la nature, le calme de cette ville à la fois branchée et décontractée. Et un trek à dos d’éléphant ?

Une incursion vers Mae Hong Son et Mae Sariang, à la frontière avec le Myanmar.

Un stop à Phitsanulok, comme ça, pour voir.

Du vélo (si si, du vélo !) à Sukhothai, la première capitale du Siam historique.

Un peu de détente culturelle à Phetchaburi, avant de descendre vers les plages de Hua Hin et plus au sud vers les mangroves de Bang Saphan.

Un crochet en remontant vers Bangkok par Kanchanaburi, histoire de voir le fameux pont de la Mae Nam Khwae et, qui sait, s’aventurer vers le parc national d’Erawan… Et un moment à Ayutthaya, la deuxième capitale du Siam, des fois qu’on n’en ait pas encore ras le bol des vieilles pierres ! Mais ça, ce sera si on a le temps…

Et retour à Bangkok.

Voilà, c’est tout un programme mais on va y aller tranquillement. Sans se presser. En savourant le moment, les lieux, les gens rencontrés…

Et c’est justement ce que signifie Pai Sanook : se balader pour le plaisir…

Nous avons 3 semaines pour ce faire. Cela devrait suffire, non ?

Alors, vous nous suivez ?

 

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