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Des ors et… dehors !

Je ne reviendrai pas sur ce que Jean-Pierre à déjà dit, sinon pour dire que oui,  le Walt Phra Kheo et le palais royal sont d’une somptueuse beauté, tout en mosaïques rutilantes et en feuilles d’or qui nappent les chedi. Et pour vous avouer que j’ai failli plus d’une fois commettre l’irréparable, ce qui m’aurait immanquablement conduit à me réincarner en huître. Ou pire : en Occidental.
La visite a donc été un peu brève,  avec toute cette beauté étouffée par trop de monde. Pour tout dire, même Angkor Wat aux pires moments d’affluence est plus calme. C’est dire.
C’est donc dehors, encore une fois, que nous avons retrouvé la grâce, dans un de ces parcours aléatoires dont nous avons manifestement le secret. Quoi que. À bien y réfléchir,  il n’y a pas de secret, il convient de se laisser porter vers nulle part en humant les odeurs de nourriture.
Du coup, nos pas nous ont mené vers le marché aux amulettes. Je le savais dans le coin puisque les guides en parlent. Mais honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. Des centaines d’échoppes aux étals couverts de petits bouddhas de les toutes matières, de médailles votives et autres statuettes de moines vénérables dont les Thaïs sont complètement dingues. Sans compter d’autres trucs dont je préfère taire l’aspect, genre foetus momifiés (vrais ou faux, je n’ai pas demandé…), pâtes mystérieuses et tuniques apotropaïques ornées de dessins – comment vous dire ? – que la morale réprouve (celui qui les trouve dans la galerie de photos gagne 1000 ans de purgatoire pour pensées impures !).
Bref,  exactement le genre d’endroits dont Jean-Pierre et moi raffolons. Avec les cimetières.
Oui,  on est un peu bizarres. Je crois que la faute en revient à Anne, Isabelle et Hervé. Ben oui.
Et après ça,  nous avons mangé dans un petit restaurant parfaitement autochtone, avec vue sur le Chao Praya. Une bouffe carrément alloy (non mais alloy quoi !) pour que dalle.
Dire qu’il y en a qui paye des fortunes pour un restau branché avec la même vue et des plats peut-être moins bon…
Quelle misère…

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En des lieux improbables

Alors qu’hier nous nous sommes contentés d’une prise de température – un petit tour au MBK en passant par un tailleur comme seule Bangkok sait faire – nous avons aujourd’hui été plus entreprenants.
Nous sommes partis à  pied depuis notre calme guesthouse de Banglamphu en quête d’un temple que je voulais voir depuis des années, le Golden Temple. Comme le meilleur moyen d’aller d’un point à un autre quand on voyage n’est certainement pas la ligne droite,  Jean-Pierre et moi avons choisi d’errer un peu, de prendre des chemins de traverse.
Bien nous en a pris !
De ruelle en ruelle, nous avons découvert un Bangkok bien éloigné des gratte-ciels de Sukkhumvit ou de la réserve à farang de Khao San. Exactement le genre de balades qui font comprendre pourquoi l’on appelle Bangkok la Cité des Anges.
Un temple assez magnifique, bien que très classique, où les bruits de la rue voisine semblent déjà résonner autrement, comme plus feutrés.
Un peu plus loin,  un autre temple qui abrite un extraordinaire chedi, un sorte de temple montagne tout en corridors,  en pénombre et en sérénité.  Chaque étage est conçu pour une forme de méditation précise avant d’atteindre le nirvana – sans rire ! – d’où la vue sur Bangkok est juste époustouflante !
Juste en face,  dissimulé derrière un fragment de rempart,  un vrai quartier ancien dont certaines maisons de bois ont 200 ans. Et ce n’est pas le moins du monde un truc à touriste parce pour être honnête,  nous y étions les seuls farang et que les gens y vivent vraiment !
Et enfin, au-delà d’un khlong qui fait ressembler ce coin à une Amsterdam post réchauffement climatique, le Wat Saket. Imaginez un gigantesque stupa tout blanc surmonté d’un chedi doré au sein d’une  jungle d’émeraude. Imaginez-vous gravissant les escaliers rouge qui s’enroulent autour, dans le son grave d’un gong et celui,  plus aigre, de dizaines de cloches en bronze que font résonner les fidèles et, dans une moindre mesure, les touristes comme nous. Car ce qui est une fois de plus frappant, c’est ce mélange harmonieux entre dévotion et agrément, un genre de désacralisation du sacré, un joyeux pas de deux entre profane et religieux qui n’est évidemment pas pour me déplaire…
Et je ne vous parle même de la vue depuis le terrasse au sommet : un pur délice.
Tout comme le pad thai dans la gargotte juste en face de l’entrée,  d’ailleurs.
Comme quoi quand on sort des sentiers battus…

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