Archives d’Auteur: Jean-Pierre

Riz parfume 2

Nous recevons à l’instant une annonce de nos envoyés spéciaux en Asie du sud-est, Princesse Suzy et Patrick qui nous indiquent que le riz sent également au Vietnam et au Laos (et certainement au Cambodge NDLR).
Donc le riz parfumé n’est pas que thaï.

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Riz parfume

Allez, allez, je suis sûr que, sauf à manquer singulièrement de curiosité, vous vous êtes un jour demandé pourquoi on appelait le riz thaï « riz parfumé ». Vous avez certainement entendu dire que c’était à cause de son goût particulier. Bon, c’est vrai qu’il est bon et qu’il a un petit goût spécial, mais franchement, de là à l’appeler « parfumé »…
Peut-être vous êtes vous dit que cette discrète odeur, quand on lave le riz ou quand il cuit, justifiait ce qualificatif ? Et peut-être vous êtes vous contenté de ces explications ? Personnellement, c’est ce que j’ai fait.
Et puis, au détour d’un marché à Chiang Mai, nous sommes tombés sur un stand vendant des savons et des gels douches. Aucun rapport avec le riz, me direz vous ! Sauf que, sur ce stand étaient vendus des savons et des gels parfumés… au riz. Nous en avons acheté. Il faut reconnaître que cela sent bon et que nous y avons retrouvé, en plus puissante, la discrète odeur du riz parfumé. Mais bon, on s’est quand même demandé si, malgré l’annonce du vendeur promettant un produit naturel, cette odeur ne provenait pas de quelque composant pas très naturel…
Hier, nous sommes allés faire une longue visite des sites historiques de Sukhothaï. Des temples à profusion dans un site magnifiquement entretenu et d’autres, à l’extérieur du site, en forêt ou au milieu des rizières. Et là, révélation ! Le riz est réellement parfumé. En longeant les rizières, nous avons pu sentir cette odeur si caractéristique, douce, délicate, j’oserais dire soyeuse. L’odeur de notre gel douche, nous l’avions là, dans ces rizières, discrète mais bien présente, si agréable. Oui, le riz, ici, exhale un parfum qui se répand dans la campagne, délicieusement.
J’en suis resté stupéfait. Enfin, j’ai senti ce qui justifie ce qualificatif de riz parfumé. Pas de doute possible.
Il m’aura fallu attendre toutes ces années pour qu’au détour d’une route de campagne en Thaïlande, l’évidence s’impose : on appelle le riz « parfumé », parce que « parfumé » il l’est ! C’est aussi bête que ça, encore fallait il le savoir…
Eh oui, les voyages forment la jeunesse et je peux vous dire que je me sens jeune !

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Toujours vivants

Oui, je sais, rien depuis trois jours. La dernière fois, nous annoncions notre retour à Chiang Mai pour une nuit, puis départ pour Sukhotai.
En fait nous avons passé deux nuits de plus à Chiang Mai. La raison ? Un hamburger que Niko a mangé et qui s’est vengé… Je vous passe les détails.
Cela dit, pour compenser les désagréments, nous nous sommes posés dans un hôtel sympa, avec piscine, juste à la porte de la vieille ville (Tha Pae). Le hic c’est qu’au même moment, 4 familles coréennes avaient réservé… Cela veut dire des mômes hurlants, des parents enamourés devant leur remuante et insupportable progéniture à laquelle tout est permis. Ces mêmes parents s’interpellant d’un côté à l’autre de l’hôtel comme s’ils étaient seuls au monde… D’où une tranquillité, relative, ou plutôt compromise. Cela confirme ce que nous avions déjà eu l’occasion de voir à plusieurs reprises. Les coréens en vacances sont à éviter (bon, je généralise peut-être hâtivement, c’est vrai, mais les expériences de ce genre se multipliant, on a tendance à en tirer des lois statistiques…)…
Donc, nous voici à Sukhothai et il y fait TRÈS chaud à mon goût.
La suite au prochain numéro…

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Cool…

Aujourd’hui fut une journée cool. Ainsi en avons nous décidé, ou pour être exact, ainsi en a décidé rien, ni personne. C’est un fait. Après un petit déjeuner à la guest house, nous sommes allés faire un tour en ville, puis à l’aéroport pour voir si nous trouverions un vol pour Phitsanulok. Tous les vols étant complets pour une semaine, nous avons cherché la possibilité de redescendre à Chiang Mai en voiture vendredi, plutôt qu’en minibus. C’est plus rapide et plus confortable. Et… nous avons trouvé.
Puis déjeuner, salade de piments agrémentée d’herbes variées, de jus de citron et de lamelles de viande, qu’on fait passer avec du riz. Il faut bien ça… pour apaiser le volcan que quelque démon du septième enfer à malicieusement allumé dans votre estomac et se complaît à attiser. Puis rebalade en ville où nous avons acheté du thé et du café à un commerçant chinois qui possède ses propres plantations en bordure de la frontière birmane. Thé vert, thé au jasmin, thé de riz (on ne sait pas comment on obtient ça, mais ce thé sent le riz, si, si et ça a l’air super bon). Nous avons discuté un moment avec ce monsieur, puis retour à la guest house pour un temps de… repos (mais si !), avant le dîner. Il nous faut appeler notre enthousiaste chauffeur de tuk tuk pour demain. Nous voudrions aller dans les villages hmongs et shan.
Comme vous le voyez, nous nous laissons contaminer par la vie trépidante de Mae Hong Son.

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Tous les matins du monde

Levés à 4h30, nous sommes partis à 5h avec notre tuk tuk pour le temple qui surplombe Mae Hong Son. Petit voyage d’une dizaine de minutes. Nous sommes arrivés dans le temple alors que les cérémonies du matin étaient commencées et, anniversaire de la Reine oblige (et jour de la fête des mères en Thaïlande), il y avait du monde. Beaucoup de femmes en blanc, notamment, qui assistaient aux prières et à la méditation de l’aube.
Nous nous sommes installés sur la terrasse du wat, derrière les stupas avec, face à nous, une des chaines de montagne qui entourent la ville, petit bout de l’Himalaya qui vient s’échouer ici.
Pause….
Le son monocorde et lancinant de la litanie des moines rivalise avec celui des crapauds-buffles et des insectes nocturnes. A nos pieds, la ville, encore endormie, le temple du bas illuminé, les montagnes au loin à peine discernables dans la nuit. Petit à petit, les insectes se taisent, les crapauds-buffles ne se font plus entendre, les moines aussi sont silencieux, en méditation, la ville en bas toujours endormie, le monde qui nous entoure semble retenir sa respiration. Et puis une lueur au loin, des écharpes de brumes au flanc des montagnes, certaines accrochées, d’autres qui coulent lentement vers la vallée. Des coqs qui chantent et se répondent, des chiens qui aboient au loin, des oiseaux, des sons de la vie quotidienne qui montent de la ville, maintenant éveillée. On dirait que le monde s’ébroue lentement. Les litanies des moines reprennent, les lueurs de l’aube ont fait place au jour, nuageux et frais. Un vent léger souffle . Me vient une citation de la Genèse : « il y eut un soir, il y eut un matin, premier jour », comme si cette aube-ci résumait tous les matins du monde,
Je m’inquiète, voilà que je deviens mystique ! Ou peut être l’ai-je toujours été ? Mais je dois avouer que, dans cet environnement extraordinaire, on peut éprouver ce que Freud appelait un « sentiment océanique ». Eh oui, et après tout, pourquoi chercher à y échapper ? Le tout est de ne pas en être dupe, sauf, peut être à en être la bonne dupe, mais ceci est une autre histoire.

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Mae Hong Son

Après un petit déjeuner croissants pains au chocolat et des adieux déchirants à nos hôtes de Chiang Mai, nous voici à la gare routière où nous prenons un minibus pour Mae Hong Son près de la frontière birmane (prononcer Mae comme « mais », Hong comme gong sauf que la première lettre est un H expiré et son comme sonne, avec un ton descendant et en traînant sur cette syllabe « son ». Ça c’est pour l’ambiance sonore. Le cours de thaï s’arrête là. Puut thaï daï? (parlez vous thaï ?) nous demande-t-on quand nous disons bonjour, merci, à bientôt, c’est très bon etc. avec notre meilleur accent thaï, chantant et traînant comme il se doit. Parfois nous répondons « nit noï »  (un peu), et alors s’ensuit généralement une longue tirade mitraillée en thaï, absolument incompréhensible. Ah la la, la vie est dure. Cela explique la brièveté du cours de thaï dans ce post.)
Nous voici donc sur la route, magnifique au demeurant, ce qui nous fait oublier les 6 heures de transport et les innombrables tournants, parfois fatals aux estomacs asiatiques sujets au mal des transports, (ce qui abrège d’autant la digestion des saucisses, chips et autres en-cas avalés avant le départ et lors des arrêts). Heureusement qu’en ce qui nous concerne, nous sommes débarrassés de nos embarras…
A propos d’arrêts, nous avons été stoppés deux fois par des check points de l’armée thaï, manifestement en état d’alerte. Il paraît qu’il y a eu des attentats hier à Bangkok, 11 bombes nous a-t-on dit…(tout va bien, nous étions à plus de 900 km de Bangkok). Il faut dire que la région où nous sommes est -comment dire ?- instable : armée karen, rébellion shan, bref de quoi donner des sueurs froide au gouvernement thaï, d’autant que, demain, c’est l’anniversaire de la Reine Sirikit, reine de Thaïlande et épouse du roi Bhumipol…
Finalement, après nos 6 heures de bus, nous sommes arrivés. Je conseille à tous ceux qui viennent en Thaïlande de venir à Mae Hong Son (vous vous êtes entraînés à la prononciation ?).
Pour plus de détails sur ce coin splendide et enchanteur, voir le post de Niko.
Bon, sur ce, c’est l’heure d’aller dormir. Demain le tuk tuk nous attend à 5 heures pour aller voir le lever de soleil qu’on peut admirer du temple sur la montagne qui domine la ville. Ensuite, balade en pays karen et autres plaisirs. On vous racontera, promis…

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Le mur du son et autres impressions

Il y a un phénomène étrange que Nicolas et moi ne nous expliquons pas. Une espèce de mystère qui entoure les Wat, mais ceux de Bangkok seulement. À notre grande suprise, pas ici, à Chiang Maï.
Pour faire bref, nous avons constaté à Bangkok et ce systématiquement quand nous entrions dans un Wat (ah oui, en français, un temple), que, quelles que soient la hauteur ou l’épaisseur du mur d’enceinte, parfois à peine plus d’un mètre cinquante, le son de la rue était considérablement assourdi, comme si on franchissait une sorte de mur invisible. Pas d’exception, qu’on se trouve au bord d’un klong calme, ou dans une avenue trépidante en plein Chinatown, l’intensité sonore diminue aussitôt. Surprenant non ? Sans chercher à faire dans le mysticisme de bazar, nous avons juste constaté ce phénomène. Ce qui est curieux c’est qu’à Chiang Maï… ça ne marche pas. Nous nous sommes interrogés : disposition des bâtiments, conception architecturale, imaginaire galopant, poussée mystique aussi soudaine que surprenante de notre part (et d’autant plus suprenante que localisée dans le temps et dans l’espace) ?
Aucune explication rationnelle…
La vérité est ailleurs, assurément.
Cela dit, ayant repris pied dans la réalité à Chiang Maï, tout va bien.
Il y a ici certainement plus de Wat qu’à Luang Prabang ou à Vientiane, tous plus beaux les uns que les autres, des ruelles calmes, des jardins fleuris et qui sentent merveilleusement bons (ah ! l’odeur des frangipaniers), des marchés animés et fournis, des gens souriants et affairés, ou pas, des sourires, des farangs (un peu perdus parfois), des chiens endormis sur les trottoirs ou au seuil des maisons, des chats qui se prélassent, des oiseaux partout, en cage parfois, des écureuils (nombreux) qui prennent les fils électriques pour des ponts suspendus, des salons de massages au moins aussi nombreux que les Wat, des écoliers en uniforme, des tuk tuks et leurs chauffeurs qui n’hésitent pas à vous interpeller pour vous demander où vous souhaitez aller, mais sans agressivité aucune, des moines, jeunes ou vieux qui marchent dans les rues, seuls ou en groupe, parfois attablés dans un de ces innombrables restaurants de rue, plus ou moins improvisés (les restos, pas les bonzes !), des boutiques de souvenirs ou d’artisanat, des femmes qui marchent abritées du soleil sous un parapluie, parfois sous une de ces ombrelles après lesquelles j’ai désespérément couru au Vietnam il y a deux ans, des odeurs de nourriture qui vous chatouillent les narines et vous activent les papilles, des odeurs de gas-oil aussi, moins agréables, le son des langues, thaï bien sûr, mais aussi chinois, japonais, coréen, vietnamien et celles des touristes occidentaux avec parfois une conversation en français surprise au détour d’un soï (une ruelle)….
Bref, on est bien !

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Après midi à Chiang Mai

Oui, je sais, mon titre n’a rien d’original, mais on ne peut pas toujours faire preuve d’originalité, ça lasse à la longue. Non, il faut des pauses, des banalités à savourer, ça rassure le lecteur et ça repose le rédacteur.
Donc, après une nuit de train (brillamment racontée par Nicolas), nous voici à Chang Mai, deuxième ville de Thaïlande, seulement deux millions d’habitants. Un village comparé à Bangkok. Ce qui frappe quand on arrive, c’est sa propreté et son calme. Cela n’a pas, à mes yeux, le charme et la langueur de Luang Prabang, mais, pour autant que j’ai pu en juger dans cet après-midi de déambulation et de visites de nombreux temples, c’est une ville sympa. Nous sommes entrés dans une bonne demi douzaine de wat au hasard de notre marche, souvent magnifiques, dont un en bois datant de 650 ans environ, absolument splendide.
À part ça, de belles maisons, des ruelles ombragées, des orchidées à profusion… l’Asie quoi, dans tout ce que ça peut avoir de féerique.
Il reste à découvrir… Nous sommes là pour ça.
Alors, à suivre ! C’est l’heure de la bière !

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Cobra…Royal aussi !

Nicolas vient d’évoquer le comportementalisme….Ce n’est pas ma tasse de thé diraient les anglais, pas plus que ne le sont les serpents, bestioles pour lesquelles, comme beaucoup certainement, j’éprouve crainte, répulsion, voire frayeur. Tout cela est fort justifié surtout quand vous savez que la Thaïlande comporte plusieurs centaines d’espèces de serpents, dont une part non négligeable est venimeuse voire rapidement mortelle et parmi ceux-là, quelques uns que vous pouvez rencontrer au fond de votre jardin ou… dans votre cuisine.
C’est ce que nous avons appris en allant visiter la ferme aux serpents, crée en 1923 pour faire des recherches sur les venins et les serums et venir en aide aux victimes, nombreuses, de morsures de ces bestioles que, vraiment, je n’aime pas. Cela dit il faut leur rendre justice. : il y a beaucoup moins de morts par morsures de serpents ( eh oui un serpent ça mort, ça ne pique pas) que par piqûres de moustiques,. La grande faucheuse en Asie vole à dos de moustiques…
Donc vous aurez pu déduire de ce que je vous raconte que l’idée de me retrouver devant un cobra royal ou un serpent de mangrove venimeux, en liberté, aurait pu me rebuter. Et bien non. C’est même moi qui ai suggéré cette visite à la ferme aux serpents et je ne regrette rien (non rien de rien…). Bref une visite instructive, voire quelque peu fascinante. Non, pas du genre « ai confianssssse » comme dans le Livre de la jungle version Walt Disney, mais fascinant parce que se retrouver très près (bon c’est relatif, d’accord) d’un cobra de plusieurs mètres de long qui se dresse prêt à frapper, ça à de quoi impressionner et (heureusement) on ne voit pas ça tous les jours. A se demander d’ailleurs ce qu’il en est de la santé mentale du gars qui les manipule et qui, lui, est très, très près…
Comportementalisme ou pas, ce fut une belle visite et le vivarium est également très intéressant. A recommander à tous ceux qui passent par Bangkok. Et puis au moins vous verrez que, de jour en tout cas et j’imagine, tant que vous ne leur marchez pas dessus, ces bestioles ne sont pas aussi agressives qu’on l’imagine… Et peut être même que vous vous prendrez à rêver de ceintures ou de chaussures, mais ça c’est une autre histoire.

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Casino royal

Non, ne vous méprenez pas, nous ne sommes pas aller jouer au casino, mais nous sommes allés visiter le palais royal ce matin.
Quel rapport avec le casino ? L’Italien bien sûr. Oui, l’expression « quel casino » que nous pourrions traduire par quel bordel !
Imaginez un endroit tout simplement magnifique et c’est le cas, envahi de hordes de touristes déambulant en groupes conduits par des guides munis de petits drapeaux de reconnaissance et parfois, ce qui est pire, de mégaphones pour mieux se faire entendre dans la cohue. Imaginez ces mêmes touristes qui se répandent partout s’interpellent, s’arrêtent soudainement devant vous pour faire une photo dont vous vous demandez quel peut en être l’intérêt, L’image d’une fourmilière en déroute donne une idée de la chose. La cohue, le « casino » qui en résulte m’ont un peu gâché le plaisir de la visite, je l’avoue. Mais quand vous ne pouvez pas faire trois pas sans vous heurter à quelqu’un qui stoppe devant vous subitement, ou sans devoir faire un détour pour éviter de passer devant un objectif photo et en passant nécessairement devant trois autres…ça fatigue !!!!
Cela étant, le lieu est sublime. Il n’y a pas que Versailles comme palais magnifique dans le monde. Quand on visite le palais royal de Bangkok, on devient subitement plus humble et beaucoup moins chauvin…
A voir donc, mais en s’armant d’une patience et d’une sagesse de moine. Bouddhiste bien sûr.

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